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Recette du poulet aux canneberges (cranberries bio), thym et érable

Temps : 15 minutes
Cuisson : 75 minutes
Niveau : facile
Budget : moyen à onéreux
Introduction de la recette par l’auteure : Collaboratrice au magazine Châtelaine, une mensuel présent au Québec depuis quelques décennies, Louise Gagnon cuisine ce plat aigre-doux aux accords parfaits entre canneberges (cranberries bio) et érable. Vite fait, il plaira à toute la famille.

Pour 4 personnes :

4 cuisses de poulet bio sans la peau
4 c. à soupe de farine bio tout usage
2 c. à soupe d’huile d’olive biologique
2 branches de thym frais bio
2 oignons émincés
500 ml (2 tasses) de canneberges (cranberries bio) fraîches ou surgelées bio
250 ml (1 tassse) de jus de pomme bio
150 ml (2/3 tasse) de sirop d’érable bio
sel et poivre

Préparation

Préchauffer le four à 190°C (375°F)

Enfariner les cuisses de poulet et bien les secouer pour enlever l’excédent.

Dans une poêle antiadhésive, les faire dorer dans l’huile puis les déposer dans un plat en pyrex ou une rôtissoire.

Ajouter le thym, les oignons, les canneberges, le jus de pomme et le sirop d’érable.

Saler et poivrer.

Cuire au four à découvert environ 75 minutes, en les retournant à mi-cuisson.


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Qui n’a pas entendu parler du jus de cranberry bio, miraculeux contre les cystites ? Aujourd’hui, cette petite baie toute rose débarque du Canada et apporte un peu de lumière à nos plats d’hiver.

La folie “cranberry” antioxydante

La folie “cranberry” antioxydante

La baie de la gruea

Originaire d’Amérique du Nord et du Canada, la cranberry (Vaccinium macrocarpon), appelée aussi grande airelle rouge ou canneberge, est un fruit de la taille d’une olive. Celui-ci pousse sur des sarments rampant au sol, de quinze à vingt centimètres de haut, qui se couvrent au printemps de gracieuses fleurs blanches et roses, évoquant la tête d’une grue. D’où son surnom de crane berry, littéralement « baie de la grue », qui fut donné à ce fruit par les Pères pèlerins, lorsqu’ils débarquèrent à Plymouth, en 1620. Les Indiens, qui l’appelaient atoka, le consommaient depuis toujours et connaissaient ses vertus médicinales.

Une cousine de notre airelle

La cranberry est une cousine de l’airelle d’Europe, un fruit écarlate à peine plus gros qu’un petit pois, peu charnu, contenant beaucoup de pépins, aux fleurs en forme de clochettes, poussant sur des arbustes nains verticaux. On ne connaît pas à celle-ci de propriétés médicinales. L’une et l’autre sont appréciées pour leur saveur acidulée, qui convient aux plats salés comme aux sucrés, et pour leurs couleurs éclatantes.

Leur présence en fin d’année fait qu’on les associe aux mets de Thanksgiving, Noël ou le réveillon du nouvel an, sous forme de condiments, sauces, gelées, ajoutées aux farces ou dans les gâteaux, et toujours cuites, car la cuisson détruit leur âcreté. Mais la cranberry est beaucoup plus largement utilisée que l’airelle.

Fruits rosés, graines dorées

Les cranberries commencent à mûrir dès la fin septembre, dans le Massachusetts, où l’on pratique deux types de récoltes : l’une dite sèche, l’autre humide. La première consiste à cueillir les fruits avec de gros peignes, par temps sec pour éviter que les fruits ne s’abîment : ils sont destinés à être vendus frais.

Pour la seconde, on inonde les champs par un système de canaux, qui les transforment en lacs bleus encadrés de sapins verts. A leur surface, les cranberries se mettent à flotter en larges nappes roses que des filets viennent circonscrire. Elles sont avalées par un immense aspirateur et emportées vers les usines, où elles sont transformées en jus, en concentré, en poudre, en « craisins » (association cranberries séchées-raisins secs).

Les minuscules graines dorées, contenues dans les quatre chambres à air logées au creux des baies, sont récupérées en vue d’extraire une huile riche en oméga-3 et en oméga-6, destinée à la cosmétique pour ses vertus adoucissantes.

Fraîches, sèches ou en jus

Les cranberries fraîches sont vendues d’octobre à janvier. Bien au-delà pour certaines, conditionnées dans un emballage perforé, à conserver au réfrigérateur. En vieillissant, elles se dessèchent lentement et se chargent en sucre. Elles supportent très bien la congélation et doivent être utilisées sans décongélation préalable. On trouve, dans les pharmacies, vendu comme désinfectant des voies urinaires, un jus concentré sans sucre ajouté. On peut l’utiliser à d’autres effets, dilué dans de l’eau ou mélangé à des jus de fruits. Les boissons du commerce (Ocean Spray, Caraïbos, Granini, Vittel) contiennent souvent du sucre ajouté, sauf celles des rayons bio (Gayelord Hauser, Biotta, Bjorg). Et on trouve maintenant des sauces, friandises, tablettes de chocolat et autres liqueurs en grandes surfaces (Super U, Lafayette Gourmet, La Grande Epicerie de Paris).

Les minirecettes

Cranberry jelly:
Versez 1,25 dl de litre d’eau dans une casserole ; ajoutez 120 g de sucre. Faites bouillir 2 minutes. Plongez 170 g de cranberries dans ce sirop et laissez cuire 10 minutes. Les cranberries éclatent bruyamment, mais sans éclaboussures, et se transforment en une jolie gelée rose. Vous pouvez ensuite ajouter de la vanille, de la cannelle, un zeste de citron vert, du gingembre, selon ce que vous voulez en faire : condiment, sauce, confiture.

Cocktail vodka, cranberry, citron vert:
Glissez une lamelle de citron vert dans un verre de jus de cranberry bien frais. En ajoutant des cubes de glace et quelques gouttes de vodka, vous obtenez un Cape codder, cocktail créé à Cape Cod, lieu mythique du Massachusetts. L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. à consommer avec modération.