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La canneberge bio, encore appelée atoca ou ataca au Canada est une plante des régions marécageuses (ou tourbières) d’Europe et d’Amérique du Nord.

Souvent mentionné sur les produits industriels par son nom anglais, cranberry, le fruit de cette plante, vendu sous la forme de jus ou de confitures, est reconnu pour ses vertus thérapeutiques. En effet, sa composition intrinsèque lui offre une valeur alimentaire essentielle pour le bien-être et la santé humaine. Nous vous proposons dans cet article, de redécouvrir la canneberge et de mieux appréhender l’intérêt qu’elle pourrait avoir pour votre santé.

Description et origines de la canneberge

Appartenant à la famille des Ericacées et à l’espèce Vaccinium, la grosse canneberge (Vaccinium macrocarpon) tient son nom de la ressemblance de la plante avec la canne du berger. La canneberge était en fait largement utilisée par les peuples amérindiens dans de nombreux domaines (alimentation, teinture, médecine). La colonisation a permis son introduction chez les colons puis en Europe. Poussant naturellement à l’état sauvage dans les tourbières froides du Canada et de la zone froide Nord-Américaine, le fruit rouge qu’offre ce petit arbrisseau de 30 cm tout au plus, est ainsi devenu un élément indispensable des menus de Thanksgiving (fête d’action de grâce). Sa consommation sous forme de jus de fruit et de confiture s’est également très vite généralisée en Angleterre, en Ecosse, en Russie, etc. Ayant un goût acidulé et âpre, le jus de canneberge est notamment utilisé pour la réalisation de différents cocktails très reconnus tels que les Cointreaupolitan et le Cosmopolitan. Cette acidité et ce goût astringent sont en effet dus à la composition du fruit, riche en tanins, contenant des antioxydants qui sont la source des vertus thérapeutiques que l’on reconnaît aujourd’hui à la canneberge.

La canneberge, un fruit riche en antioxydants

La canneberge, un fruit riche en antioxydants

Vertus et usages thérapeutiques de la canneberge

L’une des premières vertus reconnue à la canneberge est liée à sa composition. En effet, riche en vitamine C, elle est également une excellente source de polyphénols antioxydants ou flavonoïdes. Ces composants auraient pour propriété de prévenir les maladies cardiovasculaires et de réduire les risques de cancer. Son action serait également favorable pour éviter l’apparition de certains troubles du vieillissement tels que la maladie d’Alzheimer. Pour ce qui est particulièrement de son action sur le cancer, la consommation régulière du jus de canneberge contribuerait à réduire l’évolution du cancer de sein, du poumon, du colon et de la prostate. De même, le jus de canneberge, bu de façon régulière aurait des aptitudes préventives dans le cadre de nombreux troubles gastriques dus à des infections par Helicobacter pylori. Ainsi, consommée en cas d’ulcères gastriques, et de gastrites chroniques, ce jus permettrait d’éradiquer rapidement la bactérie responsable de ces désagréments. L’une des autres applications les plus fréquentes de la canneberge est liée au traitement et à la prévention des infections urinaires (cystites). En effet, la proanthocyanidine contenue dans la canneberge aurait la faculté d’empêcher la fixation des Escherichia coli à l’origine de ce type d’infections, sur les parois de la vessie. Les bactéries sont ainsi simplement expulsées par voies naturelles (urine).
Ce même composant (la proanthocyanidine) contribuerait également à une bonne hygiène bucco-dentaire. Empêchant également la fixation des bactéries dans la bouche, elle contribuerait à prévenir et lutter efficacement contre certaines affections buccales telles que les gingivites et les parodontites. Toutefois, dans ce cadre, le jus de canneberge à l’état pur est recommandé en lieu et place des jus produits industriellement contenant des additifs en sucre et autres extraits chimiques qui pourraient être néfastes pour l’hygiène bucco-dentaire.

Commercialisation de la canneberge

Vous pouvez retrouver les fruits après les récoltes intervenant dans les derniers mois de l’année dans les grandes surfaces. Les fruits séchés et le pur jus de canneberge sont également disponibles dans les magasins de produits bios et diététiques. Des compléments alimentaires sous forme de sachets, comprimés, gélules, etc. à base de canneberge sont également proposés en pharmacie.
Aucune contre-indication particulière n’est connue concernant l’usage de la canneberge.


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Description de la cranberry bio et les bienfaits sur la santé

La cranberry, également appelée canneberge, est un arbrisseau de la famille des Ericaceae, capable de se développer dans les pays à climat humide et froid. Il mesure une trentaine de centimètres environ à l’âge adulte. L’arbrisseau produit des feuilles persistantes mais également des baies rouges, similaires à des myrtilles. Le cranberry est abondant dans des pays comme le Canada, La Russie ou l’Angleterre. Ayant un goût légèrement acidulé, la baie est un composant de choix pour les salades de fruits. Il est également apprécié des phytothérapeutes et des naturothérapeutes pour ses vertus médicinales.

La cranberry, une baie succulente et bénéfique pour la santé

La cranberry, une baie succulente et bénéfique pour la santé

Les composants de la cranberry

La cranberry est riche en flavonoïdes, des molécules à l’origine des vertus antioxydantes de la baie. Elle renferme également des anthocyanes et des proanthocyanidines. Sa forte teneur en resvératrol en fait un ingrédient de choix pour l’élaboration de boissons succulentes et énergisantes. La baie contient aussi de l’acide ursolique, un composant qui s’avère efficace dans la prévention des tumeurs cancéreuses. Aliment conseillé dans le cadre d’un régime minceur ou d’un régime santé, la cranberry est riche en oméga-3, en oméga-6 et en oméga-9, en protéines, en fibres alimentaires et en glucide. Elle contient aussi de la vitamine E, de la vitamine C, de la provitamine A, du sélénium et du zinc.

Les bienfaits de la cranberry sur la santé

En raison de sa forte teneur en proanthocyanidines, la cranberry prévient efficacement les infections urinaires. Les Français en ont même fait leur remède naturel de prédilection pour le traitement de la cystite. Elle élimine les troubles rénaux et urinaires tels que les struvites, les apatites et les brushites. Les flavonoïdes contenus dans la cranberry préviennent la dégradation de la texture de l’épiderme qui apparait avec l’âge. C’est un produit naturel idéal pour l’entretien de la beauté au quotidien. Elle est utilisée dans le traitement des douleurs gastriques et des troubles des transits intestinaux. Aliment efficace dans l’entretien du système circulatoire, la baie de cranberry prévient la maladie coronarienne et l’athérosclérose.


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Qui n’a pas entendu parler du jus de cranberry bio, miraculeux contre les cystites ? Aujourd’hui, cette petite baie toute rose débarque du Canada et apporte un peu de lumière à nos plats d’hiver.

La folie “cranberry” antioxydante

La folie “cranberry” antioxydante

La baie de la gruea

Originaire d’Amérique du Nord et du Canada, la cranberry (Vaccinium macrocarpon), appelée aussi grande airelle rouge ou canneberge, est un fruit de la taille d’une olive. Celui-ci pousse sur des sarments rampant au sol, de quinze à vingt centimètres de haut, qui se couvrent au printemps de gracieuses fleurs blanches et roses, évoquant la tête d’une grue. D’où son surnom de crane berry, littéralement « baie de la grue », qui fut donné à ce fruit par les Pères pèlerins, lorsqu’ils débarquèrent à Plymouth, en 1620. Les Indiens, qui l’appelaient atoka, le consommaient depuis toujours et connaissaient ses vertus médicinales.

Une cousine de notre airelle

La cranberry est une cousine de l’airelle d’Europe, un fruit écarlate à peine plus gros qu’un petit pois, peu charnu, contenant beaucoup de pépins, aux fleurs en forme de clochettes, poussant sur des arbustes nains verticaux. On ne connaît pas à celle-ci de propriétés médicinales. L’une et l’autre sont appréciées pour leur saveur acidulée, qui convient aux plats salés comme aux sucrés, et pour leurs couleurs éclatantes.

Leur présence en fin d’année fait qu’on les associe aux mets de Thanksgiving, Noël ou le réveillon du nouvel an, sous forme de condiments, sauces, gelées, ajoutées aux farces ou dans les gâteaux, et toujours cuites, car la cuisson détruit leur âcreté. Mais la cranberry est beaucoup plus largement utilisée que l’airelle.

Fruits rosés, graines dorées

Les cranberries commencent à mûrir dès la fin septembre, dans le Massachusetts, où l’on pratique deux types de récoltes : l’une dite sèche, l’autre humide. La première consiste à cueillir les fruits avec de gros peignes, par temps sec pour éviter que les fruits ne s’abîment : ils sont destinés à être vendus frais.

Pour la seconde, on inonde les champs par un système de canaux, qui les transforment en lacs bleus encadrés de sapins verts. A leur surface, les cranberries se mettent à flotter en larges nappes roses que des filets viennent circonscrire. Elles sont avalées par un immense aspirateur et emportées vers les usines, où elles sont transformées en jus, en concentré, en poudre, en « craisins » (association cranberries séchées-raisins secs).

Les minuscules graines dorées, contenues dans les quatre chambres à air logées au creux des baies, sont récupérées en vue d’extraire une huile riche en oméga-3 et en oméga-6, destinée à la cosmétique pour ses vertus adoucissantes.

Fraîches, sèches ou en jus

Les cranberries fraîches sont vendues d’octobre à janvier. Bien au-delà pour certaines, conditionnées dans un emballage perforé, à conserver au réfrigérateur. En vieillissant, elles se dessèchent lentement et se chargent en sucre. Elles supportent très bien la congélation et doivent être utilisées sans décongélation préalable. On trouve, dans les pharmacies, vendu comme désinfectant des voies urinaires, un jus concentré sans sucre ajouté. On peut l’utiliser à d’autres effets, dilué dans de l’eau ou mélangé à des jus de fruits. Les boissons du commerce (Ocean Spray, Caraïbos, Granini, Vittel) contiennent souvent du sucre ajouté, sauf celles des rayons bio (Gayelord Hauser, Biotta, Bjorg). Et on trouve maintenant des sauces, friandises, tablettes de chocolat et autres liqueurs en grandes surfaces (Super U, Lafayette Gourmet, La Grande Epicerie de Paris).

Les minirecettes

Cranberry jelly:
Versez 1,25 dl de litre d’eau dans une casserole ; ajoutez 120 g de sucre. Faites bouillir 2 minutes. Plongez 170 g de cranberries dans ce sirop et laissez cuire 10 minutes. Les cranberries éclatent bruyamment, mais sans éclaboussures, et se transforment en une jolie gelée rose. Vous pouvez ensuite ajouter de la vanille, de la cannelle, un zeste de citron vert, du gingembre, selon ce que vous voulez en faire : condiment, sauce, confiture.

Cocktail vodka, cranberry, citron vert:
Glissez une lamelle de citron vert dans un verre de jus de cranberry bien frais. En ajoutant des cubes de glace et quelques gouttes de vodka, vous obtenez un Cape codder, cocktail créé à Cape Cod, lieu mythique du Massachusetts. L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. à consommer avec modération.


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Canneberge/cranberry: contre les infections urinaires, cystites, caries...

Pour le confort urinaire

Arbrisseau que l’on rencontre en Amérique du Nord et en Europe qui pousse dans les tourbières. Il possède peu de feuilles qui sont persistantes, des fleurs roses, le fruit est une petite baie rougeâtre à maturité en juin, juillet.
Cranberry, c’est son nom anglo-saxon. En France, on l’appelle canneberge ou “grande airelle rouge”. Amère et acidulĂ©e Ă  la fois, cette petite baie rouge est connue aux Etats-Unis depuis des lustres.

Propriétés de la canneberge

* Infections du système urinaire

L’Agence française de sĂ©curitĂ© sanitaire des aliments (Afssa) a rĂ©cemment rendu un avis favorable tant sur la sĂ©curitĂ© que sur les bĂ©nĂ©fices santĂ© de la canneberge : “la consommation de jus de Vaccinium macrocarpon conduit Ă  une diminution de la frĂ©quence des infections urinaires dues Ă  certains E.coli uropathogènes (…) chez des femmes adultes. Cet effet est Ă©galement rapportĂ© avec une poudre encapsulĂ©e de Vaccinium macrocarpon”. Avis de l’Afssa du 6 avril 2004, Saisine n°2003-SA-0352

Canneberge/ Cranberry: contre les infections urinaires, cystites

Canneberge/ Cranberry: contre les infections urinaires, cystites

Contrairement Ă  ce que l’on a pu croire un temps, ce n’est pas l’acidification de l’urine par la canneberge qui est Ă  l’origine de cette protection. Ces baies contiennent des flavonoĂŻdes, des anthocyanes et des proanthocyanidines. Ces derniers composĂ©s seraient capables de se fixer sur certaines bactĂ©ries Escherichia coli responsables des cystites et les empĂŞcher d’adhĂ©rer aux cellules de la vessie et de causer l’infection. Ne bĂ©nĂ©ficiant pas de point d’ancrage, ces bactĂ©ries sont alors naturellement Ă©liminĂ©es par les voies naturelles.
On ne sait que peu de chose sur la rapiditĂ© d’action de ce remède miracle. En juin 2002, une Ă©tude suggère que cet effet bĂ©nĂ©fique survient dans les deux heures suivant l’ingestion et reste perceptible plus de 10 heures au niveau urinaire. Des rĂ©sultats qui, s’ils sont confirmĂ©s, plaideraient pour une ration le matin et une autre le soir pour une couverture optimale.
De façon gĂ©nĂ©rale, l‘effet cardioprotecteur de la canneberge est liĂ© Ă  ses flavonoĂŻdes qui amoindrissent le risque d’athĂ©rosclĂ©rose (Ă©paississement de la paroi intĂ©rieure des artères.) Les recherches prouvent d’une manière Ă©vidente, que les flavonoĂŻdes s’opposent Ă  l’oxydation des LDL (mauvais cholestĂ©rol) et aussi amĂ©liorent la capacitĂ© Ă  se dilater et Ă  se contracter, des parois des vaisseaux sanguins.

* Ulcères gastriques

Selon une Ă©tude pratiquĂ©e en Chine, deux verres de jus de canneberge par jour pourraient contribuer Ă  enrayer l’infection Ă  Helicobacter pylori (H. pylori), la bactĂ©rie qui cause les ulcères gastriques et duodĂ©naux, de mĂŞme que le cancer de l’estomac.

* Protection des caries dentaires

La canneberge pourrait jouer un rĂ´le important dans la prĂ©vention des caries. Les mĂŞmes propriĂ©tĂ©s qui font d’elle une arme puissante contre les infections urinaires pourraient aussi prĂ©venir la carie dentaire. Elle protège les dents en empĂŞchant les bactĂ©ries d’adhĂ©rer Ă  la surface des dents. En effet, le microbe Streptococcus mutans profite des zones collantes pour s’accrocher aux dents, absorber les sucres, puis libĂ©rer des sĂ©crĂ©tions acides Ă  l’origine de la carie dentaire.

* Protection de la vision

La canneberge provient de la mĂŞme famille que la myrtille ce qui expliquerait son action bĂ©nĂ©fique sur la vision. Un des flavonoĂŻdes de la canneberge, l’anthocyane, aide Ă  former un pigment oculaire favorisant la vision nocturne et des couleurs.


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Les baies et notamment la canneberge (Vaccinium macrocarpon), sont réputées pour être source de composés bioactifs dont certains sont connus pour leurs propriétés antibactériennes.

La canneberge est appréciée pour ses teneurs élevées en composés de faible poids moléculaire comme les acides phénoliques, les tanins condensés, les proanthocyanidines, les flavonoïdes et les flavonoïdes.

Les capacités antimicrobiennes des extraits et jus de canneberge ont été testées lors de cette étude vis-à-vis de sept souches : E. faecium, L. monocytogenes, S. aureus (Gram+) ainsi que les Gram- suivantes : E. coli O157H7, E. coli ATCC25922, P. aeruginosa et S. typhimurium. L’efficacité a pu être mesurée grâce aux relevés des valeurs des Concentrations Minimales Inhibitrices (CMI) pour la mesure de l’effet bactériostatique, corrélées aux valeurs de Concentrations Maximales Tolérables (CMT) pour l’évaluation de l’effet bactéricide. Les extraits ont été neutralisés avec de la soude, l’acidité naturelle du fruit pouvant interférer dans l’action antibactérienne des composés.

Le contenu phénolique total, reconnu comme l’un des principaux vecteurs de l’activité antibactérienne, de chacune des quatre préparations a pu être évalué en équivalent d’acide gallique (EAG) grâce à la méthode Folin-Ciocalteu (dosage des polyphénols totaux par l’oxydation des phénolates). Le jus de canneberge a le contenu phénolique total le plus important (19,6 mg EAG/g) ensuite ce sont E2 et E3 (16,5 et 16 mg EAG/g) et enfin

Propriétés antimicrobiennes d'extraits et de jus de Canneberge

PropriĂ©tĂ©s antimicrobiennes d’extraits et de jus de Canneberge

E1 avec 10,4 mg EAG/g.
Chacun des trois extraits a affecté la croissance des 7 souches étudiées. Cependant, c’est E1, riche en composés phénoliques hydrosolubles, qui présente l’activité antimicrobienne la plus forte contre les sept souches. Les concentrations nécessaires de E1 sont effectivement les plus basses par rapport aux trois autres préparations. En moyenne, E1 présente une CMI de 34,2 µg de phénol/puit contre 112,3 µg de phénol/puit pour E2 et 62,1 µg de phénol/puit pour E3 face à un inoculum de 106 UFC/mL. A ce même taux d’inoculation, aucune inhibition de croissance n’a pu être observée face au jus de canneberge. Les valeurs de CMT pour les 3 extraits suivent la même orientation avec des titrations respectives de 12,6, 34,4 et 17,8 équivalents µg de phénol/puit. Il semblerait que la fraction hydrosoluble soit le principal responsable de l’activité antimicrobienne.
Trois souches présentent une résistance plus importante à E1 avec des valeurs de CMI plus importantes, autour de 50 mg EAG/g. L. monocytogenes, E. coli O157H7 et S. typhimurium sont effectivement associés à des valeurs de CMI et de CMT plus élevées quel que soit l’extrait sélectionné. La richesse de E1 en composés de faible poids moléculaire tels que les acides phénoliques, les flavonoïdes (dont font partie les anthocyanines) et les flavonols indique l’importance de ces derniers dans l’action antibactérienne.
Le jus de canneberge neutralisé a démontré une action face à trois souches uniquement, S. aureus, L. monocytogenes et E. faecium résistant à la vancomycin. Cette action était plus limitée que pour les extraits (l’inoculum microbien était abaissé à 103 UFC/mL, contre 106 UFC/mL pour les tests des extraits). Cet effet modéré peut être attribué au fait que les autres souches semblent plus affectées par l’acidité du jus que par sa composition en composés phénoliques.


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Connaissez-vous cette dĂ©licieuse petite baie rouge aux vertus thĂ©rapeutiques qui protège votre appareil urinaire et prend soin de tout votre corps?……………la CANNEBERGE (crannebery, atoca, airelle des marais) bien sĂ»r !

Petite histoire de la canneberge :

Le terme canneberge est apparu dans la langue française en 1665, son origine est incertaine mais semblerait dĂ©river de l’anglais cranberry depuis que les pères fondateurs, premiers colons europĂ©ens arrivĂ©s en 1620 sur la cĂ´te Est de l’AmĂ©rique, auraient donnĂ© le nom de baie d’ibis (Crane Berry) Ă  la plante en raison de son port qui rappelle curieusement celui de l’ibis. Le vocable ”atoca” qui vient de l’iroquien est apparu en 1632 et fut pendant un certain temps son nom officiel. Selon les rĂ©gions ou elle pousse, la plante porte des appellations diffĂ©rentes : pomme des prĂ©s aux Ă®les de la Madeleine, atoca ou ataca dans le reste du QuĂ©bec, airelle coussinette ou pois de fagne (marais bourbeux) en Europe.

Une vertueuse petite baie rouge très antioxydante: le cranberry

Une vertueuse petite baie rouge très antioxydante: le cranberry

Au contact des indiens, les pères fondateurs apprirent Ă  se nourrir de plantes et d’animaux locaux et fĂŞtèrent ensemble les rĂ©coltes avec dinde et cranberries. C’est ainsi que naquit la tradition qui subsiste encore de nos jours et que les amĂ©ricains cĂ©lèbrent le dernier jeudi de novembre : l’incontournable ”thanksgiving” avec Ă  table la cĂ©lèbre dinde et sa sauce aux cranberries.
Cette baie Ă©carlate a Ă©tĂ© prisĂ©e de tous temps par les amĂ©rindiens qui la cueillaient du mois d’aoĂ»t jusque tard en automne et mĂŞme durant l’hiver. Une partie Ă©tait consommĂ©e fraĂ®che, l’autre conservĂ©e dans des paniers d’Ă©corces de bouleau ou dans de la mousse de tourbe et entrait dans la composition du cĂ©lèbre ”pemmican” (aliment traditionnel comprenant viande, graisse et fruits sĂ©chĂ©s). Lorsque la cueillette Ă©tait abondante, les baies Ă©taient vendues au marchĂ©. Depuis les annĂ©es 1950, le jus de canneberge s’est imposĂ© et reprĂ©sente aujourd’hui environ 80 % de la production.

Culture et environnement :

La canneberge ”vaccinium macrocarpon” (oxycoccus macrocarpus) de la famille des Ă©ricacĂ©es, croĂ®t spontanĂ©ment dans l’Est de l’AmĂ©rique du Nord, de l’Ă©tat de Caroline au Canada. C’est un arbrisseau, nain et rampant, de 10 Ă  20 cm de haut qui pousse sur des lits impermĂ©ables appelĂ©s tourbières composĂ©s de sable, de tourbe, et de graviers. Il est d’ailleurs très frĂ©quent de retrouver des ”lits” vieux de plus de cent ans. Sur les sarments se dĂ©veloppent de petites feuilles vertes et brillantes et Ă  la mi-juin apparaissent de petites fleurs blanc-rosĂ© qui deviendront, 3 Ă  6 semaines plus tard, des petits nĹ“uds verts : les futurs cranberries ! Les baies arrivent Ă  maturitĂ© de septembre Ă  octobre et rougissent dès les premières gelĂ©es. La cueillette a lieu de mi-septembre Ă  mi-novembre et pour la rĂ©colte les fermiers utilisent deux mĂ©thodes :

la récolte sèche :
– de petites moissonneuses munies de peignes rotatifs cueillent les baies et les fruits qui tombent sur un tapis roulant, sont rĂ©cupĂ©rĂ©s dans un sac, puis triĂ©s Ă  la main avant leur commercialisation.

la récolte au filet :
– les champs sont inondĂ©s sur 45 cm de hauteur. Des tourbillons d’eau artificiels dĂ©tachent les baies qui, contenant des alvĂ©oles d’air, flottent Ă  la surface de l’eau. Puis, rassemblĂ©es sur des bandeaux flottants elles sont chargĂ©es sur des camions.

Aujourd’hui la culture de la canneberge en tourbières pose quelques problèmes environnementaux car la construction, des bassins qu’elle nĂ©cessite, entraĂ®ne l’envasement des cours d’eaux situĂ©s en aval et l’irrigation et l’inondation nĂ©cessaires Ă  cette culture nuisent aux nappes phrĂ©atiques. De plus les fertilisants et pesticides utilisĂ©s impactent dĂ©favorablement l’Ă©quilibre Ă©cologique. Heureusement, de plus en plus, les producteurs s’investissent dans une agriculture durable et raisonnĂ©e pour favoriser la production biologique en pleine croissance afin de mieux prĂ©server l’environnement.

COMPOSITION :

– vitamine C (vitamine très prĂ©cieuse qui protège contre l’infection et l’oxydation : du XVIIème au XIXème siècle, les marins qui la consommaient Ă©taient protĂ©gĂ©s contre le scorbut )
– des pigments colorĂ©s (flavonols, anthocyanines et proanthocyanines), antioxydants puissants qui rendent les baies appĂ©tissantes.
– une quantitĂ© de resvĂ©ratol, un polyphĂ©nol comparable Ă  celui contenu dans le jus de raisin.
– acide ursolique, molĂ©cule de la classe des triterpènes qui pourrait inhiber la prolifĂ©ration de certaines cellules cancĂ©reuses (foie et sein).

BIENFAITS :

Ces petites baies dĂ©licieuses qui ont des vertus incontestables pour notre santĂ© sont utilisĂ©es depuis longtemps par les indiens d’AmĂ©rique qui utilisaient leur jus pour traiter et prĂ©venir les crises de cystite et pour soigner le sang, le foie et les reins. Au milieu du XIXème siècle, des mĂ©decins allemands rĂ©pandirent cet usage de la canneberge jusqu’Ă  la dĂ©couverte des antibiotiques et de nos jours de nombreuses Ă©tudes et recherches mĂ©dicales confirment le bien fondĂ© des propriĂ©tĂ©s thĂ©rapeutiques de la canneberge :
– Elle serait dĂ©sensibilisante en cas d’allergie.
– Les arabinosides qui la composent sont utiles pour combattre les mycoses.
– Sa consomation rĂ©gulière empĂŞche les bactĂ©ries d’adhĂ©rer aux parois des voies urinaires bloquant ainsi leur dĂ©veloppement : elle est donc utile en prĂ©vention mais aucune Ă©tude ne prouve qu’elle puisse guĂ©rir car aucun composant actif n’a encore Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©.
– Une consommation rĂ©gulière de jus prĂ©viendrait les infections de l’estomac dues Ă  l’hĂ©licobacter pylori qui provoque gastrites chroniques et ulcères gastriques.
– Ses composants aideraient Ă  lutter contre la formation de la plaque dentaire responsable des caries et des parodontites. Toutefois, il faut se mĂ©fier des jus dont la teneur en sucre est Ă©levĂ©e !
– Des Ă©tudes indiquent que les flavonoĂŻdes contenus dans l’alimentation et certaines boissons (jus de fruits rouges et en particulier de canneberge) pourraient diminuer le risque d’athĂ©rosclĂ©rose responsable des maladies cardiovasculaires en favorisant la hausse du bon cholestĂ©rol et en diminuant la tension artĂ©rielle.( Ă  raison de 500 ml de jus peu sucrĂ© par jour )
– Elle serait bĂ©nĂ©fiques dans la prĂ©vention de certains cancers.
– Une alimentation riche en fruits et notamment en canneberge inhiberait les pertes de connexion des cellules du cerveau et prĂ©viendrait aussi les dĂ©ficiences motrices et cognitives liĂ©es Ă  l’âge. Jus de myrtilles et canneberge pourraient avoir un effet protecteur contre la maladie d’Alzheimer.

La canneberge n’est pas une panacĂ©e universelle, mais elle est un fruit indispensable pour avoir une bonne hygiène de vie et prĂ©venir ainsi de nombreuses maladies. Cependant toute maladie ou symptĂ´mes qui durent doivent amener Ă  consulter un mĂ©decin car l’auto-mĂ©dication peut ĂŞtre dangereuse en cas de maladie avĂ©rĂ©e.
PRUDENCE ! Si vous prenez un anti-coagulant : la warfarine (coumadin) : le jus de canneberge (bien que les preuves de l’Ă©tude soient faibles) pourrait augmenter l’effet anti-coagulant de ce mĂ©dicament et causer des saignements mais Ă  des doses très importantes.

CONSOMMATION :

La canneberge se consomme en jus, coulis, sauces, chutneys, confiture, compotes, sĂ©chĂ©e, …..
Mais elle entre aussi dans la composition de vinaigre, moutarde, tisanes, complĂ©ments alimentaires…
La canneberge est idĂ©ale pour agrĂ©menter vos pâtisseries, cakes, mueslis, salades de fruits et de lĂ©gumes…Choisissez des produits issus de l’agriculture biologique et les jus peu sucrĂ©s. Il est prĂ©fĂ©rable d’opter pour un jus concentrĂ© peu sucrĂ© afin de doser soi-mĂŞme la quantitĂ© d’eau nĂ©cessaire.


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Les Amérindiens d’Amérique du Nord utilisent la cranberry comme médicament naturel, depuis plusieurs dizaines d’années. Les spécialistes se sont penchés sur ce petit fruit rouge et ont confirmé : la cranberry a de multiples pouvoirs. En plus, son jus est délicieux !

La Cranberry, ce petit fruit qui fait du bien !

La Cranberry, ce petit fruit qui fait du bien !

Qu’est-ce que c’est ?

Canneberge en français ou vaccinum macrocarpon de son nom savant. Ce petit fruit rouge fait partie de la famille des éricacées, comme la myrtille. Grande comme une petite cerise, la cranberry nous vient essentiellement de l’Amérique du Nord. Son goût spécial, est sucré et acidulé à la fois. Bien que très populaire de l’autre côté de l’atlantique, en France on commence timidement à découvrir le jus de cranberry.

Un petit miracle !

Hormis son goût délicieusement différent, il est scientifiquement prouvé que « …le jus du fruit de la plante Vaccinum macrocarpon et la poudre de jus du fruit de cette plante […] contribue à diminuer la fixation de certaines bactéries E.coli sur les parois des voies urinaires »*. Pour simplifier, la cranberry agit efficacement sur la prévention des infections urinaires et pourrait guérir de légères infections de cette nature.
Des études cliniques ont démontré que les infections urinaires chez les femmes de 30 à 78 ans ont diminué, suite à une consommation de 36mg de proanthocyanidines (présentes dans la cranberry) par jour.

Très riche en antioxydants, ce petit miracle de la nature, lutte contre les radicaux libres et serait efficace, sur le long terme, quant à la diminution des risques de cancers, de maladies cardiovasculaires et même du vieillissement de la peau !
Ou la trouver ? En France, vous pouvez acheter du jus de cranberry en grandes surfaces, dans les rayons sodas. Ça fait du bien et c’est bon !