Boutique Biologiquement.comUne vertueuse petite baie rouge très antioxydante: le cranberry

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Connaissez-vous cette délicieuse petite baie rouge aux vertus thérapeutiques qui protège votre appareil urinaire et prend soin de tout votre corps?……………la CANNEBERGE (crannebery, atoca, airelle des marais) bien sûr !

Petite histoire de la canneberge :

Le terme canneberge est apparu dans la langue française en 1665, son origine est incertaine mais semblerait dériver de l’anglais cranberry depuis que les pères fondateurs, premiers colons européens arrivés en 1620 sur la côte Est de l’Amérique, auraient donné le nom de baie d’ibis (Crane Berry) à la plante en raison de son port qui rappelle curieusement celui de l’ibis. Le vocable ”atoca” qui vient de l’iroquien est apparu en 1632 et fut pendant un certain temps son nom officiel. Selon les régions ou elle pousse, la plante porte des appellations différentes : pomme des prés aux îles de la Madeleine, atoca ou ataca dans le reste du Québec, airelle coussinette ou pois de fagne (marais bourbeux) en Europe.

Une vertueuse petite baie rouge très antioxydante: le cranberry
Une vertueuse petite baie rouge très antioxydante: le cranberry

Au contact des indiens, les pères fondateurs apprirent à se nourrir de plantes et d’animaux locaux et fêtèrent ensemble les récoltes avec dinde et cranberries. C’est ainsi que naquit la tradition qui subsiste encore de nos jours et que les américains célèbrent le dernier jeudi de novembre : l’incontournable ”thanksgiving” avec à table la célèbre dinde et sa sauce aux cranberries.
Cette baie écarlate a été prisée de tous temps par les amérindiens qui la cueillaient du mois d’août jusque tard en automne et même durant l’hiver. Une partie était consommée fraîche, l’autre conservée dans des paniers d’écorces de bouleau ou dans de la mousse de tourbe et entrait dans la composition du célèbre ”pemmican” (aliment traditionnel comprenant viande, graisse et fruits séchés). Lorsque la cueillette était abondante, les baies étaient vendues au marché. Depuis les années 1950, le jus de canneberge s’est imposé et représente aujourd’hui environ 80 % de la production.

Culture et environnement :

La canneberge ”vaccinium macrocarpon” (oxycoccus macrocarpus) de la famille des éricacées, croît spontanément dans l’Est de l’Amérique du Nord, de l’état de Caroline au Canada. C’est un arbrisseau, nain et rampant, de 10 à 20 cm de haut qui pousse sur des lits imperméables appelés tourbières composés de sable, de tourbe, et de graviers. Il est d’ailleurs très fréquent de retrouver des ”lits” vieux de plus de cent ans. Sur les sarments se développent de petites feuilles vertes et brillantes et à la mi-juin apparaissent de petites fleurs blanc-rosé qui deviendront, 3 à 6 semaines plus tard, des petits nœuds verts : les futurs cranberries ! Les baies arrivent à maturité de septembre à octobre et rougissent dès les premières gelées. La cueillette a lieu de mi-septembre à mi-novembre et pour la récolte les fermiers utilisent deux méthodes :

la récolte sèche :
– de petites moissonneuses munies de peignes rotatifs cueillent les baies et les fruits qui tombent sur un tapis roulant, sont récupérés dans un sac, puis triés à la main avant leur commercialisation.

la récolte au filet :
– les champs sont inondés sur 45 cm de hauteur. Des tourbillons d’eau artificiels détachent les baies qui, contenant des alvéoles d’air, flottent à la surface de l’eau. Puis, rassemblées sur des bandeaux flottants elles sont chargées sur des camions.

Aujourd’hui la culture de la canneberge en tourbières pose quelques problèmes environnementaux car la construction, des bassins qu’elle nécessite, entraîne l’envasement des cours d’eaux situés en aval et l’irrigation et l’inondation nécessaires à cette culture nuisent aux nappes phréatiques. De plus les fertilisants et pesticides utilisés impactent défavorablement l’équilibre écologique. Heureusement, de plus en plus, les producteurs s’investissent dans une agriculture durable et raisonnée pour favoriser la production biologique en pleine croissance afin de mieux préserver l’environnement.

COMPOSITION :

– vitamine C (vitamine très précieuse qui protège contre l’infection et l’oxydation : du XVIIème au XIXème siècle, les marins qui la consommaient étaient protégés contre le scorbut )
– des pigments colorés (flavonols, anthocyanines et proanthocyanines), antioxydants puissants qui rendent les baies appétissantes.
– une quantité de resvératol, un polyphénol comparable à celui contenu dans le jus de raisin.
– acide ursolique, molécule de la classe des triterpènes qui pourrait inhiber la prolifération de certaines cellules cancéreuses (foie et sein).

BIENFAITS :

Ces petites baies délicieuses qui ont des vertus incontestables pour notre santé sont utilisées depuis longtemps par les indiens d’Amérique qui utilisaient leur jus pour traiter et prévenir les crises de cystite et pour soigner le sang, le foie et les reins. Au milieu du XIXème siècle, des médecins allemands répandirent cet usage de la canneberge jusqu’à la découverte des antibiotiques et de nos jours de nombreuses études et recherches médicales confirment le bien fondé des propriétés thérapeutiques de la canneberge :
– Elle serait désensibilisante en cas d’allergie.
– Les arabinosides qui la composent sont utiles pour combattre les mycoses.
– Sa consomation régulière empêche les bactéries d’adhérer aux parois des voies urinaires bloquant ainsi leur développement : elle est donc utile en prévention mais aucune étude ne prouve qu’elle puisse guérir car aucun composant actif n’a encore été déterminé.
– Une consommation régulière de jus préviendrait les infections de l’estomac dues à l’hélicobacter pylori qui provoque gastrites chroniques et ulcères gastriques.
– Ses composants aideraient à lutter contre la formation de la plaque dentaire responsable des caries et des parodontites. Toutefois, il faut se méfier des jus dont la teneur en sucre est élevée !
– Des études indiquent que les flavonoïdes contenus dans l’alimentation et certaines boissons (jus de fruits rouges et en particulier de canneberge) pourraient diminuer le risque d’athérosclérose responsable des maladies cardiovasculaires en favorisant la hausse du bon cholestérol et en diminuant la tension artérielle.( à raison de 500 ml de jus peu sucré par jour )
– Elle serait bénéfiques dans la prévention de certains cancers.
– Une alimentation riche en fruits et notamment en canneberge inhiberait les pertes de connexion des cellules du cerveau et préviendrait aussi les déficiences motrices et cognitives liées à l’âge. Jus de myrtilles et canneberge pourraient avoir un effet protecteur contre la maladie d’Alzheimer.

La canneberge n’est pas une panacée universelle, mais elle est un fruit indispensable pour avoir une bonne hygiène de vie et prévenir ainsi de nombreuses maladies. Cependant toute maladie ou symptômes qui durent doivent amener à consulter un médecin car l’auto-médication peut être dangereuse en cas de maladie avérée.
PRUDENCE ! Si vous prenez un anti-coagulant : la warfarine (coumadin) : le jus de canneberge (bien que les preuves de l’étude soient faibles) pourrait augmenter l’effet anti-coagulant de ce médicament et causer des saignements mais à des doses très importantes.

CONSOMMATION :

La canneberge se consomme en jus, coulis, sauces, chutneys, confiture, compotes, séchée, …..
Mais elle entre aussi dans la composition de vinaigre, moutarde, tisanes, compléments alimentaires…
La canneberge est idéale pour agrémenter vos pâtisseries, cakes, mueslis, salades de fruits et de légumes…Choisissez des produits issus de l’agriculture biologique et les jus peu sucrés. Il est préférable d’opter pour un jus concentré peu sucré afin de doser soi-même la quantité d’eau nécessaire.

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